Nicolas Sarkozy condamné : ce tweet qui refait surface et qui le met en porte-à-faux

Condamné à trois ans de prison dont un ferme ce lundi 1er mars, Nicolas Sarkozy est rattrapé par un Tweet datant de 2015 et exhumé par la chaîne BFMTV. Dans ce dernier, il s’exprimait sur les mesures d’aménagement de peines.

Une moquerie du destin ? Accusé de corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite “des écoutes”, Nicolas Sarkozy a écopé d’une peine de trois ans d’emprisonnement dont un an ferme ce lundi 1er mars. Et s’il compte d’ores et déjà faire appel, comme a pu l’annoncer son avocate Me Jacqueline Laffont dans la foulée, l’ex-président de la République se voit rattrapé par un Tweet datant de 2015 et exhumé par BFMTV. Dans cette publication, il s’est exprimé contre les mesures d’aménagement de peines, “pour les peines supérieures à 6 mois.” Le comble de l’ironie puisque, si sa contestation du verdict du tribunal de Paris suspend sa condamnation avant un nouveau jugement, il n’aurait pas été contraint au séjour derrière les barreaux.

En France, la loi favoriste les aménagements des peines lorsque celles-ci ne sont pas d’un an ferme. La détention à domicile et les travaux d’intérêts généraux sont donc privilégiés. Dans sa décision, la justice a déclaré qu’il “convient d’aménager la partie ferme de la peine ab initio sous le régime de la détention à domicile.” En d’autres termes : Nicolas Sarkozy aurait lui-même bénéficié d’un aménagement de sa peine avec le port d’un bracelet électronique. La publication de l’ancien chef de l’État a donc attiré l’attention. Dans le fil des commentaires, les internautes sont désormais nombreux à pointer cette déclaration du doigt.

Une obligation d’aménagement de sa peine

Nicolas Sarkozy, récemment vacciné contre le coronavirus pour des raisons qui n’ont bénéficié d’aucune précision, ne pourra rien contre cet aménagement de peine. Car, depuis son entrée en vigueur le 24 mars 2020, la loi pour la réforme de la Justice – citée par le site Vie Publique – stipule que les peines entre un et six mois doivent être “obligatoirement aménagées, sauf impossibilité tenant à la personnalité ou à la situation du condamné.” Concernant les peines allant de six mois à un an, elle doivent être également aménagées, si la personnalité et la situation du condamné le permettent, sauf impossibilité matérielle.” Les peines ne peuvent plus être aménagées au-delà d’un an.

Crédits photos : Bruno Bebert / Bestimage

Click Here: newcastle knights jersey

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *