Mort de Guillaume Depardieu : Dix ans après, sa mère accuse et évoque ses démons

Le 13 octobre 2018, cela fera exactement dix ans que Guillaume Depardieu nous a quittés. À l’occasion de l’anniversaire de sa mort, sa mère Elisabeth s’est entretenue cette semaine dans les colonnes du magazine Gala pour se rappeler le talent, la douceur et la générosité de son fils parti trop tôt.

Toujours avec beaucoup de tendresse et de franchise, l’ex-épouse de Gérard Depardieu et mère de l’actrice Julie Depardieu a également évoqué les démons de celui qui est décédé en 2007 des suites d’une pneumonie foudroyante. On le sait, la courte vie de Guillaume Depardieu (mort à 37 ans) a notamment été marquée par des problèmes d’addiction à la drogue. Une consommation qui a débuté lorsqu’il était étudiant selon sa mère, qui accuse.

Quand Guillaume était à l’École normale de musique, il était si doué qu’on lui a recommandé une personne pour lui donner des cours. C’est cette personne qui lui a fait connaître la drogue. Donc pour lui, la musique était mêlée à ça. Il en avait autant peur qu’envie. Ça a été très compliqué et très long pour lui de se défaire de son addiction pour aller seulement vers la musique“, a-t-elle confié.

Il savait qu’il mourrait tôt

Lors de cet entretien, Elisabeth Depardieu (77 ans) s’est aussi remémoré la générosité et l’humour de son fils. Passionné de musique, ses premières amours, Guillaume Depardieu avait réellement débuté sa carrière d’acteur en crevant l’écran en 1991 dans le film d’Alain Corneau Tous les matins du monde. Quatre ans plus tard, une valise tombée du toit d’une voiture sous le tunnel de Saint-Cloud l’avait fait chuter de moto. Hospitalisé pour une grave blessure au genou, il avait subi dix-sept interventions chirurgicales et de nombreux traitements. Un long séjour à l’hôpital lors duquel il avait ensuite contracté deux types de staphylocoques dorés. En 2003, trop souffrant, il avait décidé de se faire amputer de la jambe droite pour se faire poser une prothèse.

Elisabeth se souvient. “C’était épouvantable. D’une telle dureté… Heureusement que Julie, qui a cette même générosité que son frère, était présente. Elle a été d’un soutien rare. Mais le courage qu’il a eu, tous les doutes qui l’ont assailli à ce moment-là… C’était terrible mais il souffrait tellement. Le chirurgien qui l’a amputé se demandait comment il avait pu supporter une souffrance pareille. Moi, je pense que c’était un rachat. Guillaume s’est racheté par la douleur. (…) D’être trop bien né. De lire dans le regard des autres qu’il était un privilégié. Alors que lui se sentait et se voulait proche des gens les plus simples“, a-t-elle poursuivi. Elle admet également qu’il arrivait que Guillaume lui parle de la mort. “Il m’a annoncé qu’il mourrait tôt. Il savait. Moi je lui disais : ‘Tu ne peux pas me dire ça ! Je suis ta mère, je ne peux pas entendre ça !’ Alors il s’arrêtait. Et ajoutait : ‘Oui, mais j’aime autant prévenir…’“, a-t-elle ajouté.

Aujourd’hui, Elisabeth Depardieu trouve le réconfort en visitant la tombe de son fils à Bougival. Celle-ci est régulièrement décorée de petits objets insolites déposés par des amis, des anonymes. “Tout cela me fait beaucoup de bien. Je me dis qu’il n’est pas oublié“, a-t-elle conclu.

Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Elisabeth Depardieu dans le magazine Gala en kiosque le 10 octobre 2018.

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